TOXIC WASTE

Roubaix, La Cave aux Poètes
le 13 janvier 2004


"Putain Putain c'est vachement bien, nous sommes tous des Européens"*(ou presque), mais certains sont privilégiés et sont fiers de le revendiquer. Ils ont eu la chance d'assister à la reprise punk rock de l'année 2004 à Lille avec TOXIC WASTE en première partie et en seconde aussi à la Cave aux Poètes, haut lieu souterrain des cultures alternatives de la métropole, capitale européenne de la culture en 2004 rappelons le (sans doute celle des gentils).

Et bien ce fut punk ! Et tout fut punk ce mardi 13 janvier. La musique avec TOXIC WASTE et la lumière avec du rouge, du rouge, du rouge, du jaune, du rouge, du sombre et du rouge. Folie pour les images qui dégoulinent de red punk plongeant la Cave dans une ambiance Doom (le jeu, pas le genre), folie pour le public qui s'en prit plein les oreilles et plein les mirettes avec des déchets toxiques déchaînés qui se jouaient des flux de feu. Bien sûr, j'arrive en retard et rate les trois premiers morceaux. Pas de transition, je plonge directement du parking dans une mer de décibels où mes oreilles se noyèrent, ne ressuscitant que le lendemain. D'emblée, je tombe dans les nouvelles compos de TOXIC WASTE, fruits d'une copulation frénétique entre le mélodique du rock français et la rage keupon. Et pas de répit, les titres s'enchaînent, les riffs s'entrechoquent et les solos en profitent pour occuper l'espace, le tout sur des rythmes furieux martelés par des stakhanovistes n'ayant cependant rien de robot. Et sur le plan des WASTE, les TOXIC sont plutôt clean, le brouillon sonore, ils le laissent aux autres, preuve d'une grande maturité musical et d'une bonne connaissance des scènes suffisamment conviviales pour éclabousser de leur énergie un public qui en redemandait.

Dans la seconde partie, après un TOXIC coca, TOXIC WASTE se plût à nous balancer les toxines vitaminées d'autres avec des reprises se mélangeant aux compos perso et ma foi, écouter du BXN bien arrangé, n'a rien de déplaisant. Malheureusement tout à une fin ; mais comme gala d'ouverture, je suis sûr que le public présent n'aurait pas échangé son baril TOXIC WASTE contre deux barriques OPERA même estampillées LILLE 2004. Des TOXIC WASTE de la sorte, on aimerait en voir plus souvent.














Frédéric Loridant
Janvier 2004

Frédéric Loridant ©2004